Ni Tanjun 

 au Musée d’Art Brut de Montpellier

du 2 septembre au 31 décembre 2026

Ni Tanjung (1930 – 2020) était une artiste balinaise autodidacte qui réunissait en elle l’art classique local et l’art contemporain international. Son oeuvre, développée sur près de vingt ans, est devenue et connue mondialement grâce au regard averti de Georges Breguet, un anthropologue suisse qui a su qu’il se trouvait face à  un talent hors du commun. Ni Tanjung constituait un phénomène d’une rare singularité, car rien chez elle, n’était conventionnel : ni sa personnalité ni ses créations.
En 2004, en se baladant, Georges Breguet est tombé sur une vieille balinaise qui chantait et dansait devant un mur de pierres souriantes et organisées en hauteur. Elle se comportait comme si elle était en face d’un temple, en pleine cérémonie votive. En 2006, année de son apogée, l’installation a réuni plusieurs centaines de pierres. Plus tard, elle a été démembrée. Sa destruction matérielle est, paradoxalement, à  l’origine de son entrée dans le monde de l’art indonésien et international. Dans sa chambre, entourée de ses assemblages, ses dessins et ses poupées, elle célébrait son pouvoir. Au total plus de 1000 œuvres en moins de 10 ans !
Georges Breguet a tourné des vidéos, pris de photos, rassemblé des chercheurs et organisé des visites avec la "pauvre reine" de Bali, qui appréciait être au centre de l’attention. C’est pour tout cela que Ni Tanjung a, à plusieurs reprises, déclaré à  son entourage : « Je ne vis que parce qu’il me rend visite et qu'il me demande de créer ». Aujourd’hui, Ni Tanjung est célébrée mondialement, étant représentée dans de prestigieuses biennales d’art, dans de nombreuses collections privées ainsi que dans de prestigieux musées d’art brut. (www.musee-artbrut-montpellier.com)

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           “Le salon des oubliées”              À Cent mètres du centre     du monde

à  Perpignan du 3 octobre au 21 mars 2027

Cette exposition collective est passionnante car elle repose sur un prêt important d'œuvres émanant du FRAC Occitanie de Montpellier. Certaines sont sorties très peu de leurs réserves car rarement empruntées pour bon nombre de raisons : transport trop complexe, trop coûteux, fragilité des œuvres, matériaux sensibles à la lumière, l’humidité, manque de documentation, endommagées… Plusieurs des artistes présentés dans l’exposition bénéficient d’une certaine reconnaissance mais leurs productions s’avèrent tout de même peu montrées. Le but de cette exposition n’est pas d'en faire des chefs d'œuvres cachés, des trésors ressortis des limbes de l’Histoire de l’art. L’objectif est de leur rendre hommage et tenter de construire une exposition sous l’égide malicieuse des salons académiques du XIXème siècle qui révélaient les artistes, une exposition qui tienne la route malgré les disparités stylistiques avec une vingtaine d’artistes d’origines et de parcours différents, créant un joyeux mélange de créations élaboré sans subjectivité qui se donnent rendez-vous à Perpignan au Centre d’art À cent mètres du centre du monde. (www.acentmetresducentredumonde.com)

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"Gustave Fayet-Collectionneur-créateur – Icônes de l’art moderne”

Fondation Louis Vuitton à Paris

du 9 octobre au 8 mars 2027

Pour le centenaire de sa mort, Gustave Fayet, né le 20 mai 1865 à Béziers et décédé le 24 septembre 1925 à Carcassonne, vient de retenir l’attention de Bernard Arnault en lui offrant une magnifique exposition au sein de sa Fondation Louis Vuitton à Paris. Il faut dire que le céramiste et peintre biterrois avait eu l’idée, en amateur éclairé de constituer une collection de 740 oeuvres d’art moderne dont les artistes majeurs n'étaient autres que Van Gogh, Gauguin, Cézanne, Picasso, Renoir, Bonnard, Odilon Redon (à qui il donna l’occasion de créer un grand décor, resté longtemps secret dans son abbaye de Fontfroide). Cette passion le plaça à égalité dans la lignée des grands collectionneurs tels que les russes Sergueï Chtchoukine et les frères Mikhaïl et Ivan Morozov. L’exposition constitue un véritable événement …qui dessine le portrait d’un acteur visionnaire, pionnier de la modernité et quelque peu relégué dans l’oubli. Présentée sur 3 niveaux, outre les 10 Van Gogh, les 78 oeuvres de Gauguin et les 88 oeuvres d’Odilon Redon, le parcours de la collection met aussi en lumière des peintures et pastels de Degas, Toulouse Lautrec, Berthe Morisot, Signac, Matisse, Vuillard. (www.fondationlouisvuitton.fr/fr)
NB : l’exposition est accompagnée d’une programmation musicale qui évoque les liens qui unissaient Fayet aux compositeurs de son époque.

 

"Dans ses artères coule la vie"


au Musée Parcelle473 à Montpellier

jusqu’au 28 janvier 2027


72 artistes, un seul support : le plan de métro : de Speedy Graphito à Bordalo II, de L’Atlas à Rero, en passant par Andrea Ravo Mattoni, Nasty, Sowat, MonkeyBird ou encore les Montpelliérains Fragments et Quentin DMR, chacun détourne la cartographie de la ville pour en faire un territoire de création. À travers un même objet, à savoir un plan de métro, se confrontent générations, techniques et regards. Certains artistes interrogent la ville et ses règles ; d'autres ses marges, ses habitants ou ses fractures. D'autres encore font disparaître la carte presque entièrement derrière leur univers plastique.Peinture, matière, couleur, geste, détournement, message, composition : chaque artiste transforme ce support codifié selon son propre langage. Les lignes sont effacées, prolongées ou bousculées ; les stations deviennent signes, récits ou prises de position. La carte n'organise plus la ville : elle devient le lieu où l'artiste peut la questionner, la rêver et la réinventer.

Infos : www.parcelle473.com

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"De la terre au musée : itinéraire d’objets archéologiques restaurés"

au Musée d’Ambrussum à Villetelle
du 19 septembre 2026 au 30 avril 2027

Cette exposition met en avant le travail des conservatrices-restauratrices, qui ont  minutieusement restauré des artefacts mis au jour entre 2016 et 2024. Parmi les objets restaurés, découvrez des pièces inédites témoignant du quotidien des Gaulois et des Romains et étudiez les techniques qui permettent leur préservation. Céramiques, verreries, éléments en fer, bronze ou argent : après leur sortie de terre, les nombreux artefacts découverts sur site font l’objet de plusieurs opérations cruciales pour assurer leur pérennité et compléter les connaissances de l’histoire du site. Du mercredi au dimanche, en septembre de 10h à 12h30, et de 14h à 17h30 ; d'octobre à avril de 14h à 17h30. Gratuit, tout public. (www.ambrussum.fr)

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"Le bonheur est dans l’image" – Raymond Depardon

Ancienne Abbaye d’Aniane (34)
jusqu’au 1er novembre 2026

Cette exposition, en partenariat avec l’agence "Magnum", est pensée comme une rétrospective consacrée au travail de photoreporter de Raymond Depardon, mais aussi à l’œuvre de l’artiste, qui se fait plus sensible, plus intime au cours de sa carrière.
Du voyageur invétéré qui a parcouru le monde à la rencontre des grands espaces et des peuples opprimés, au fin observateur du monde rural dont il est issu, toutes les facettes de cette figure majeure de la photographie contemporaine sont explorées. Un hommage particulier est rendu à son travail dédié aux paysans, aux territoires, aux communes de France dans une approche à la fois intime et distanciée, respectueuse de celles et ceux qui peuplent les campagnes, témoins de changements inéluctables de notre société. Au fil d’une sélection de plus de 90 photographies emblématiques, le visiteur découvre le regard singulier porté par Raymond Depardon sur les grands événements du 20e siècle, les étendues sauvages, les communes de notre territoire, les hommes et les femmes qui ont croisé sa route… (www.cc-vallee-herault.fr/ancienne-abbaye-daniane/)

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Anouck Manzoni "Anagogies"

Musée de Lodève (34)
du 19 septembre 2026 au 3 janvier 2027

L’artiste Anouck Manzoni est une artiste plasticienne qui vit et travaille à Montpellier. Elle est invitée cet automne par le Musée de Lodève pour un accrochage d’une vingtaine d’œuvres dans le cabinet d’arts graphiques et dans certaines salles des parcours permanents du musée.
Anagogie : Ravissement de l'âme dans la contemplation des choses divines, ou efforts qu'elle fait pour découvrir le sens mystique de quelques passages de l'Écriture. Les œuvres d’Anouck Manzoni trouvent une résonance singulière avec les collections de géologie et de paléontologie du Musée de Lodève. Elaborées par un processus de sédimentation, elles mettent en jeu des temporalités lentes et des transformations de la matière qui rappellent celles à l’œuvre dans les phénomènes géologiques. Entre dépôt et empreinte, elles donnent forme à une matière traversée par le temps, évoquant des traces végétales, minérales ou cosmiques. Tel le test de Rorschach ou la paréidolie, ses dessins et peintures sur papier s’adressent à l’inconscient collectif. Ils invitent le spectateur à l’introspection, la quête de son essence, sa nature profonde. Anouck Manzoni questionne notre relation au vivant et l'interconnexion de tous les éléments, sans hiérarchie aucune. (www.museedelodeve.fr)

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"Mrac 20 ans ! Stop The Machine"

MRAC à Sérignan(34)
jusqu’au 7 mars 2027

Pour célébrer ses vingt ans, le Musée régional d’art contemporain Occitanie à Sérignan invite le commissaire Fabrice Bousteau à concevoir une exposition-événement XXL et ultra-audacieuse. "Stop The Machine" déploie sur les 3 200 m2 du musée plus de 400 œuvres issues des trois collections d’art contemporain de la Région Occitanie : le Frac Occitanie Montpellier, le Frac Occitanie Toulouse et le Mrac à Sérignan. Travailler "avec" et "contre" la machine pour imposer les choix curatoriaux, tel a été le point de départ de la réflexion quand les couleurs des œuvres emblématiques de Daniel Buren – Rotation, travail in situ et La cabane éclatée aux caissons lumineux colorés – sont apparues comme une évidence pour composer un parcours scénographié inédit et expérimental. Ainsi loin des expositions thématiques ou chronologiques traditionnelles, "Stop The Machine" propose une expérience sensorielle de couleur en couleur, de l’ombre à la lumière, de la participation à la contemplation. Les œuvres des 250 artistes dialoguent, se complètent ou se confrontent dans un parcours traversant, libre et labyrinthique entre les époques, les pratiques, les générations et les origines. (https://mrac.laregion.fr/)

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